dimanche 15 novembre 2009

Youpi week end

* photos : nouvelles photos, dans un nouvel album. Si vous voulez voir les anciennes photos : apres avoir clique sur un des petits rectangles, vous etes dans le nouvel album. Pour voir les anciennes, au-dessus des photos, il y a ecrit "laricq40's gallery", cliquez, vous verrez les 2 albums, le nouveau et l7ancien, qui ont le meme nom. Cliquez sur celui qui date du 13 septembre, et tadaa !

Encore un tres long aticle !

J’ai passé un super week-end !

Au barbecue la semaine dernière (j’espère que vous avez lu le dernier article !) Yuko-chan (優子ちゃん, 30 ans) m’avait présenté à son prêtre, Italien qui vit au Japon depuis 20 ans. Oui, Yuko est catholique, mais seulement depuis cette année. Elle se fait baptiser en Mars, et son nom de baptême sera Cecilia (bien que les Japonais soient incapables de le prononcer correctement !)

Ce prêtre m’a dit qu’il avait des chevaux, et il m’a invitée à venir monter avec Yuko-chan le samedi suivant, c'est-à-dire ce samedi !

Ça devait faire 2 ans et demi que je n’avais pas monté, j’étais super contente !! En fait, on n’a pu monter qu’un seul cheval, donc on s’est relayée toute les deux, mais Yuko est débutante donc à chaque fois elle ne restait pas longtemps, et je tenais le cheval par une corde, et je courrais à côté de lui pour le faire trotter.

Le prêtre a rapidement compris que je n’étais pas débutante, donc très vite il m’a laissée monter seule (sans qu’il tienne le cheval par la corde). Par contre, comme le cheval est jeune et pas encore complètement dressé, il ne voulait pas que je galope… Parfois il s’est quand même mit à galoper sans que je le lui demande, et c’était pas facile de le faire revenir au trot ! Par contre, il m’a demandé de le faire sauter par-dessus un tout petit obstacle, j’étais super contente, ça faisait trop longtemps !!

Autre chose amusante que je n’avais jamais faite, à part peut-être quand j’avais 4 ans à Angoumé, on est montée à deux sur le cheval ! Le prêtre pèse 110 kilos (il nous l’a dit !), donc à nous deux on faisait à peu près son poids ! Moi ça allait, j’étais sur la selle, mais Yuko-chan était entre la selle et l’encolure, ça devait pas être très confortable, et j’avais souvent peur qu’elle tombe ! :P

Quand on est revenus à l’église (qui n’avait rien à voir avec nos églises bien sûr, puisque très récente), des gens étaient en train d’installer les décorations de Noël dans le grand sapin à l’entrée. Là, le prêtre m’a demandé si ma famille était catholique, j’ai dit que moi et mes parents non mais la plupart du reste de ma famille oui. Je ne suis pas allée jusqu’à dire que j’étais apostat, je me suis sentie un peu hypocrite. Mais j’espère que ce n’est pas parce qu’il pensait que j’étais catholique qu’il m’a invitée monter son cheval !

Après, Yuko et moi sommes allées manger des donuts (c’est comme ça que c’est écrit ici), mais j’ai mal choisi, y’avait de la framboise chimique à l’intérieur…

Enfin, nous sommes allées dans un onsen, mais privé cette fois, c’est-à-dire qu’on était que toutes les deux.

Elle m’a dit qu’elle faisait du sport tous les jours. Et c’est une fana de mode. Ce jour là elle portait un T-shirt et un cardigan Vivienne Westwood et un bermuda Marc Jacobs ! Elle avait des bottes à talons que je trouvais très belles, mais elle m’a dit qu’elle allait aux champs avec ça !! Et ce qui est très important, un accessoire (les Japonaises ont presque tout le temps un accessoire qui fait la différence dans leurs tenues) ! Cette fois-ci c’était des chaussettes montantes jusqu’aux genoux (qui dépassaient des bottes donc), violettes brillantes !

Quand on mangeait des donuts, on a croisée une femme âgée que Yuko connaissait, et qu’apparemment j’avais déjà rencontrée au ryôkan, mais je ne m’en souvenais pas. Yuko et cette femme jouent parfois ensemble du Koto, un instrument traditionnel Japonais, avec d’autres femmes. La femme âgée qu’on a rencontrée était habillée en kimono, elle se rendait à une « garden tea party. » (C’est important pour la suite)

Encore une fois j’ai trouvé le onsen trop chaud, même si j’ai fait des allers-retours ! La prochaine, quand je fais un aller-retour, il faut que je prenne une douche froide avant de re-rentrer. C’est en prenant des bains qu’on devient baigneur, hein !

Enfin, on est rentrées, en faisant un stop à la maison de Yuko. Elle habite avec : ses grands-parents paternels, ses parents, sa sœur et le mari de sa sœur, qui est enceinte de jumeaux-elles, et a déjà un fils de 2 ans ! Dans sa chambre, on a écouté des chanteuses japonaises à la mode (Saone ?), et elle m’a montré le manga qu’elle écrit-dessine, et sa garde-robe, composée uniquement de vêtements de marque ! Elle m’a aussi montré rapidement ses instruments, les kotos, mais elle n’en a pas joué.

Puis direction Yamma-mura. Le soir, j’ai essayé de comprendre en posant des questions à Keishin, la religion japonaise mais j’ai rien compris. Y’a longtemps, ayant entendu quelqu’un dire « Namyoho renge kyoo », j’avais expliqué que maman était bouddhiste de la Soka Gakkai. Hier soir, Keishin m’a dit « ta mère est bouddhiste et shinto » ! Or jamais maman m’a dit qu’elle était shintoiste, donc je me suis dit que y’avait un problème de compréhension quelque part. Finalement, tout ce que je peux dire, c’est que le shintoïsme et le bouddhisme sont très liés au Japon, je crois qu’eux-mêmes ont parfois du mal à faire la différence !

Ensuite, Keishin a écrit les noms de Gwen et Fanny en kanji, et je trouve qu’ils ont des sens très jolis :

Fanny à 不愛仁, (fu-aï-ni) qu’on peut traduire comme « l’amour eternel de deux personnes », et

Gwenn à 吾縁, (go-en) qui signifie « mon destin ».

Juste pour le plaisir, je vous rappelle le mien :

Colette à 子霊人, (Ko-Lee-to), litt. “enfant – esprit – personne). Ou bien Coco : 仔兎, bébé lapin.

Si vous voulez je peux essayer de trouver les votre, demandez-moi (si votre prénom fait plus de 3 syllabes alors un surnom c’est mieux) !


Dimanche 15 novembre.

七五三, Shichi Go San, Sept Cinq Trois

Par facebook, j’avais dit à Walter, le Finlandais, que deux nouveaux Français étaient ici à Yamaai mura, et qu’ils faisaient le tour du monde. De son côté il a du en parler à sa patronne, parce que 5 minutes après il me de disais, toujours sur facebook, que sa patronne voulait qu’on vienne au ryôkan. Par ailleurs, sachant que le 15 novembre était un jour de « fête » au Japon, j’avais demandé à Keishin s’il il y avait quelque chose à voir quelque part et si on pouvait y aller. Samedi soir il nous annonce donc son « plan » pour la journée de dimanche : On va au ryokan à 9h, on y reste 1 heure, puis direction Kikuchi pour voir la cérémonie du thé :茶道, litt. la voie du thé, puis aller au temple de Kikuchi pour voir七五三, et enfin après-midi de libre !

En fait, Misato-san, la boss de Walter, voulait juste qu’on voit Lesline, l’autre française, donc on a discuté tous les 4 pendant environ 1 heure. Ensuite, à Kikuchi, on va boire le thé. Ce sont 4 femmes qui font ça comme un « hobby », quand des gens sont intéressés ils appellent. Hier, 120 personnes sont venues pour la « garden tea party » à laquelle se rendait la femme en kimono que j’avais croisé la veille avec Yuko-chan ! Je pense que comme une des femmes étaient une amie de Keishin, il n’a pas payé, et du coup on a eu la version « light », la « demo », mais c’était quand même très bien !! On a bu une première tasse dans le petit jardin, où on a pris des photos avec ces dames et Keishin !

J’avais lu deux choses qui se sont révélées vraies : le thé est servi avec des 御菓子, okashi, « candy », afin de compenser le goût amer du thé ; qu’il faut observer les dessins du bol avant de boire ! Effectivement on a eu des « sweets » mignons et sur chacun de nos bols il y avait des dessins représentant l’automne. Mais je nai pas trouvé le thé amer du tout, il était très bon ! Ce nest pas exacetement du « ocha », thé vert, c’est du « macha, 抹茶 », green powdered tea, utilisé pour les cérémonies.

Après cette première tasse de thé, on est allés dans la « chashiitsu 茶実 », tea room, où entre par une « porte » d’environ 70 cm sur 70 cm ! Cette petite pièce fait traditionnellement 2 mètres carrés (mais, toujours traditionnellement, c’est mesuré en tatamis). Dans l’ancien temps, les gens devaient déposer leurs armes (, les fameux katanas) et tout ce qui était en métal avant de rentrer dans cette pièce ! Ainsi, aucun clou n’est utilisé pour la construire !

Je ne peux malheureusement pas vous expliquer précisément les étapes de la cérémonie du thé, parce qu’on nous les a seulement expliqué, on l’a pas vue en pratique. Les explications étaient en Japonais et les traductions de Keishin approximatives…

Au centre de la pièce, il y a un trou carré, dans lequel on met le charbon, de forme cylindrique. On en met trois, arrangés de belle façon. Au dessus du charbon est posé un gros pot dans lequel on met l’eau froide (qui était dans un beau pot avant) à chauffer. On met deux « cuillères » de poudre de macha (la poudre étant dans un joli petit pot, et oui je manque de vocabulaire pour décrire les contenants !) dans un bol. Puis on met l’eau chaude dans ce bol, et on « touille » (surement d’une certaine façon) le tout avec un bel ustensile (cf photo) fait de bambou. Elle ne nous a pas expliqué la suite, donc je suppose que c’est après cette étape qu’on sert le thé.

Avant de boire son thé, il faut regarder soit les motifs sur la tasse soit au fond de la tasse, et il faut tourner sa tasse. C’est un des trucs où j’ai vraiment pas compris les détails : il faut tourner sa tasse dans un certain sens et un certain nombre de fois, et je ne sais pas si il faut le refaire quand on a fini son thé ou pas. Ensuite, le bol est lavé avec une certaine eau, qui est ensuite jetée dans un autre pot spécial.

Dans la pièce il y avait aussi un…une jarre ! dans laquelle la poudre de macha est mise à reposer pendant plusieurs mois, et y’avait une histoire de papier japonais que j’ai mal compris, et c’est en Novembre qu’on sort le thé ! Noués autour de la jarre étaient 3 nœuds, chacun différents. Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris la signification des nœuds, j’ai cru comprendre qu’il y avait beaucoup de nœuds différents et autant de significations. Concernat ceux qui étaient sous nos yeux, on me les a désigné les uns après les autres en me disant « ça c’est le numéro 1, ça le numéro 2, ça le numéro 3 », mais je ne sais pas si c’était la signification du nœud ou leur degré d’importance en fonction de leur position autour de la jarre…

C’était pas facile de ressortir par la porte 70x70, et j’ai souvent pensé à Arthaud quand j’étais dans cette pièce ! Je sais que la taille moyenne des hommes Japonais est de 1m68, mais il devait bien y avoir des gens de plus d’1m80 de temps en temps non ?! Enfin, Gwen s’est débrouillé !

Bien sûr quand on est entrés dans la pièce on a laissé nos chaussures à l’extérieur, l’usage quand on sort est de mettre les chaussures de la personne qui suit en face de la porte et dans le bon sens pour que ça soit pratique pour elle ! Quand on remet ses chaussures, on a les jambes à l’extérieur et le reste du corps à l’intérieur, c’est pas super pratique, moi je me suis cognée la tête !


J’ai oublié qu’avant d’aller dans cette petite pièce, une des femmes nous a joué du koto, l’instrument traditionnel que joue aussi Yuko-chan (il s’est d’ailleurs avéré que cette femme fait partie des personnes avec qui joue parfois Yuko). C’était très joli !  

Lien video youtube


Ensuite, on a chacun essayé deux « mesures », c’était plus facile pour moi parce que j’arrivais à lire les notes, qui sont en fait des chiffres correspondant à la corde à jouer. Pour jouer, il faut mettre au bout des doigts comme des mediator de guitare mais en mille fois plus joli, et il n’y a pas besoin de les tenir ! Ceux-ci étaient faits en ivoire (les morceaux blancs sur l’instrument aussi, cf photo), et la bande noire en peau d’animal, je ne sais pas lequel. Avant, les cordes étaient faites en soie. Il paraissait neuf, mais cette femme et Keishin m’ont affirmé que cet instrument-ci avait 100 ans ! J’ai bien insisté pour savoir si ce n’était pas les kotos en général mais bien celui-ci, celui qu’on avait en face de nous, et ils ont continué à dire « environ 100 ans » ! Ils ont aussi dit qu’il avait couté 1 millions de yens, soit environ 10 000 euros !! Très étonnant, mais encore une fois j’ai posé la question plusieurs fois pour être sûre, j’ai demandé « combien de zéros ? » pour être sûre d’avoir le bon nombre, y’a pas de doute, c’est bien 1 million de yens !

Ça fait déjà trois pages word que j’écrit, et je n’ai pas fini, mais je voudrais tot raconter avant de partir à Okinawa mardi !

Après le thé, on est allés au temple de Kikuchi pour Shichi-Go-san, une journée où les parents Japonais amènent leurs enfants de 7, 5 et 3 ans en tenue traditionnelles au temple (神社, jinja, temple shintoïste, cette fois je suis sûre), pour attirer chance, bonheur et bonne santé. Les parents n’avaient aucun problème à ce qu’on prenne leurs enfants en photo, et parfois les mamans étaient aussi en kimono, c’était super !


A 13h30, Keishin nous a laissé tous les trois, lui allait à Kumamoto. On a mangé dans « fast food », mais avec des plats japonais ! J’ai pris des soba (vermicelles à la farine de sarrasin) cuisinés avec de la bonne sauce et des légumes, et une croquette de poisson. Même s’il y avait des pâtes, y’avait aussi du riz !

Ensuite on voulait tous faire des courses donc on est allés au (tout) petit centre commercial, où je me suis acheté un gros pull pour l’hiver, un manteau (pour l’hiver aussi d’ailleurs), du chocolat !, et du joli papier japonais pour écrire des mots J

J’ai voulu aller à la poste mais c’était fermé…

Pour finir en beauté : tout le monde parle des supers toilettes japonaises, avec boutons pour que des jets d’eau vous nettoient bien, et dont on peux même régler la pression, et avec la musique pour couvrir vos bruits naturels, et parfois même le siège chauffé ! Et bien je voudrais casser ce mythe :

Au centre commercial, il n’y avait que des toilettes turques !

1 commentaire:

  1. Voila un week end bien Japonais !!

    Bon séjour à Okinawa, chez Hatori Hanzo...

    Je t'embrasse,

    Dad

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