vendredi 13 novembre 2009

Breve histoire du Japon

Au Japon il y a deux manières de compter les années. Par exemple en ce moment nous sommes en l’an 21 de l’ère Heïseï. Heisei, 76 ans, est l’empereur actuel du Japon. Son anniversaire, le 23 décembre, est un jour férié au Japon.


Histoire brève du Japon. (En gras le nom des périodes)

Jômon, 13 000 – 400 av J.C.

Yayoi, 400 av. J.C. – 250 ap. J.C. Début de la riziculture inondée. Contacts avec la Corée.

Kofun, 250 – 710. Arrivée du bouddhisme. Le clan Yamato réalise la première unification du pays vers 300. Les chefs de clans prennent le titre d’empereur vers le Ve siècle, et soi-disant descendants de la déesse solaire Amaterasu. Première constitution (17 points) qui pose les bases d’un Etat centralisé. Bouddhisme est la religion d’Etat.

Nara, 710 – 794. Nara est la capitale pour les 75 ans à venir. Développement du bouddhisme.

Heian, 794 – 1185. Ancien nom de Kyoto, nouvelle capitale. Développement de la pensée religieuse, influence de la Chine. Pour éviter les rivalités entre shintoïsme et bouddhisme, les divinités shintos sont présentées comme des incarnations de Bouddha. Montée du pouvoir des samouraïs, classe de guerriers qui constitue son armée.

Kamakura, 1185 – 1333. L’empereur demeure le souverain en titre mais le pouvoir est aux « shoguns » (chef militaire, généralissime). Début du système féodal qui durera jusqu’en 1868. Introduction du Zen (influence chinoise).

Muromachi, 1333 – 1573. Guerre civile. L’empereur est en exil, un nouvel empereur est nommé par Ashikaga Takauji, qui s’autoproclame shogun. Non soumis à une autorité centrale, le pays est constitué de groupes luttant pour prendre le pouvoir d’une région. Essor des arts « typiquement » japonais (peinture des paysages, nô…). Reprise des échanges avec la Chine et la Corée.

Momoyama, 1576 – 1600. En 1590, le pays est réunifié. Milieu du 16e, arrivée du christianisme (St François Xavier), d’abord accepté car profite au commerce avec l’étranger. Finalement, à partir de 1590, des édits antichrétiens sont promulgués et des prêtres sont crucifiés. Persécutions. La religion va continuer d’être pratiquée en secret jusqu’à ce qu’elle soit à nouveau autorisée à la fin du 19e siècle.

Edo, 1600 – 1868. Le shogun est vaincu par Tokugawa, qui s’autoproclame Shogun et installe la capitale à Edo (ancien Tokyo). La population est étroitement contrôlée et le pays se ferme au reste du monde. Système de caste. Seuls les Hollandais, Coréens et Chinois sont autorisés à aborder le territoire Japonais. Mais de ce carcan de réglementations strictes découlent une paix et une sécurité relatives, propices à l’épanouissement des arts (haïkus, kabuki…). Famine et pauvreté affaiblissent l’administration.

En 1853, la Marine des Etats-Unis, suivis d’autres nations, (commodore Matthew Perry) arrive au Japon pour demander l’ouverture du pays au commerce international. Mécontents de la manière dont le shogunat a géré ces incursions étrangères, deux fiefs s’allient à des samouraïs désabusés, capturent l’empereur en 1868 et proclament la restauration du pouvoir impérial et la fin du shogunat. Une contre attaque du clan Tokugawa échoue, le shogun démissionne et l’empereur Meiji prend les rênes des affaires de l’Etat.

Meiji, 1868 – 1912. La restauration Meiji a lieu dans un contexte de guerre civile. Les territoires sont divisés en préfectures encore existantes aujourd’hui. L’administration est à nouveau centralisée et sur le modèle occidental, des missions sont assignées à différents ministères. Le nouveau pouvoir prend conscience de la nécessité de se soumettre aux exigences des occidentaux. Industrialisation. En 1889, le Japon se dote d’une Constitution à l’occidentale.

Le pays a une nouvelle confiance dans sa propre force, qui s’illustre dans la guerre sino-japonaise (1894-95), qu’il gagne avec aisance. Le traité d’après-guerre passe Taiwan aux mains des Japonais. Puis une guerre russo-japonaise (1904-1905).

Taishô, 1912 – 1926. Fils de Meiji. Le Japon ne prend qu’une part très marginale dans la première guerre mondiale (mais se positionne contre l’Allemagne). Profitant de la guerre, il accélère le développement de son économie, et s’implante en Chine, s’assurant ainsi le contrôle de l’Asie. Le gouvernement adopte une ligne plus démocratique et libérale.

Shôwa, 1926 – 1989. Empereur Hirohito en 1926, qui nourrit des liens avec l’Europe. La crise de 1929 entraîne une vague nationaliste. Dans ce contexte, les militaristes qui approuvent l’invasion de la Mandchourie en 1931 gagnent du terrain. En 1937, le Japon s’engage dans une guerre ouverte avec la Chine. Fort de sa position de leader en Asie, le Japon signe un pacte tripartite avec l’Allemagne et l’Italie en 1940. Les Etats-Unis sont alors les principaux adversaires de la « sphère de coprospérité de la grande Asie orientale. »

Face au refus des Etats-Unis d’opter pour la neutralité, le Japon entre dans la Seconde Guerre Mondiale par l’attaque surprise de Pearl Harbor (7 déc. 1941). Dans une première phase, victoire sur tous les fronts. La bataille de Midway ouvre en 1942 la contre-attaque des Etats-Unis. En août 1945, l’entrée en guerre de l’URSS et les bombes atomiques américaines ont raison de ses forces. L’empereur annonce une reddition inconditionnelle.

Après la capitulation, le Japon est occupé par les forces américaines sous le commandement du général Macarthur. Réforme complète de l’Etat japonais, qui passe par une démilitarisation et la purge du gouvernement. La nouvelle constitution retire tout pouvoir politique à l’empereur. A la surprise générale, le souverain déclare publiquement renoncer à son statut divin. L’occupation se poursuit jusqu’en 1952 (A Okinawa jusqu’en 72, il reste des bases militaires américaines).

* aujourd'hui (14/11) je suis allee pour la premiere fois dans une autre maison japonaise, ou toute la famille vivait (grands-parents, parents, la fille et sa soeur qui est mariee avec un enfant et enceinte de jumeaux). La ou il y avait l'autel bouddhiste (rien a voir avec celui de maman), il y avait une photo de l'empereur. Car meme s'il a renonce a son statut divin, les vieilles personnes le considere quand meme comme un dieu !

Années 50, miracle économique. Récession en 1974 et 1980. Cependant devient la première économie à vocation exportatrice, générant un fort excédent commercial.

Heisei, depuis 1989. En 1991, « éclatement de la bulle économique » plongeant le pays dans la récession. En 2001, le libéral-démocrate Koizumi promet des réformes économiques radicales mais échoue. Il s’illustre davantage dans la politique internationale : en 2002 il est le premier chef de gouvernement japonais à se rendre en Corée du Nord. Mais les essais nucléaires de cette dernière en 2006 ont causé une grande inquiétude dans l’archipel.

En 2001, après le 11 septembre, une modification est apportée à la Constitution, qui autorise les forces d’autodéfense à prendre part à des activités de soutien dans les opérations militaires outre-mer. Certains considèrent que cela ouvre la voie à la remilitarisation du Japon.

Aujourd’hui (rq : cet article date de 2007) le Japon connaît un retour à la prospérité.

L’empereur Heisei, comme tous ses prédécesseurs, est un descendant de la dynastie Yamato, la plus longue monarchie ininterrompue au monde, et le règne de Hirohito, de 1926 à 1989, le plus long de l’histoire du Japon.

4 commentaires:

  1. sympa le plein de petites histoires et faits divers...attention aux yakuzas !!

    c'est pour quand okinawa ?

    RépondreSupprimer
  2. Je pars mardi matin, mais j'y arrive mercredi (je pars en bateau :)

    C'est quiiii ?

    RépondreSupprimer
  3. Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    c'était dad !!

    RépondreSupprimer