mardi 15 septembre 2009

Le saviez-vous : le Japon, c'est beau!

Dimanche, jour de congé.

Levée à 8h pour accompagner Marcel (qu’on appelle Maru, short for Maruselu qui est la façon de dire Marcel en Japonais) au koryokan, le centre touristique où il travaille. Le but est d’y rencontrer Lesline, une française qui est là pour 3 mois.

Maru n’est pas un woofer comme moi. Il est payé pour travailler au koryokan. Le problème, c’est que les patrons lui ont menti sur beaucoup de choses : il pensait faire du travail en forêt, et des trucs un peu comme moi… Finalement, il fait le ménage tous les matins dans le ryokan. Il nettoie les toilettes, les salles de bains, les chambres et les couloirs. L’après-midi, il s’ennuie. Et toutes les semaines il doit demander son salaire, sinon on « oublie » de lui donner, et pendant les 6 premières semaines, il n’avait que des patates à manger. La première fois que je lui ai demandé s’il avait aimé son séjour il m’a dit « it was awful ». Plusieurs fois il m’a dit « I could have enjoyed this amazing landscape more if I hadn’t been hungry all the time”. Info : tous les Japonais ne sont pas honnêtes !

Enfin bref. Keishin m’a amenée au ryokan vers 10h. Le chemin entre Yamaai-mura et le ryokan est magnifique, très vert. Des rizières en premier plan, des hautes montagnes à l’arrière ! On est aussi passé à travers une forêt de bambou… je savais pas que c’était aussi grand et épais les bambous !! Quand je suis arrivée, Maru devait encore nettoyer le salles de bain. Il y a une salle de bain pour les hommes et une pour les femmes.

Au Japon, on ne prend pas son bain comme nous. Il y a deux phases. D’abord, on se lave rapidement sous la douche et ensuite on rentre dans le bain. Le bain, lui, n’est pas fait pour se laver, mais pour se relaxer. C’est un moment important de détente. Au ryokan, le bain est collectif. C'est-à-dire qu’il y a une grande salle avec environ 8 douches (mais pas des douches fermées, juste le tuyau de douche), et une grande baignoire. Ici, chez Keishin, il y a aussi un tuyau de douche à côté de la baignoire (par contre c’est pas collectif :P). Moi, je n’utilise que la douche.

Quand Maru eu fini de nettoyer, on est allés voir une sorte de festival de sport de l’école primaire. Enfin, c’était plutôt une kermesse. Mais à la différence de chez nous, pleins d’adultes participaient aux activités, parfois sans les enfants ! On voit rarement ça en France !

J’ai rencontré un ami de Maru, Makoto, très sympa ! C’est lui qui a fait découvrir le coin à Maru. Il l’a emmené voir le volcan Aso, dans des onsens , des restaus etc…

J’ai aussi rencontré Lesline, qui, en France, travaille dans l’univers de l’animation (elle a participé à la réalisation de Persepolis par exemple). Elle vient aussi de Paris. J’ai eu une mauvais première impression, je crois qu’elle ne voulait pas trop faire « communauté française », mais j’ai du me tromper parce qu’on a bien discuté plus tard ! J

J’ai appris qu’ici on dit Konichiwa à tous les gens qui passent. Mot qui s’accompagne toujours d’un hochement de tête. Maru fait même ce hochement aux voitures qui passent et parfois le conducteur répond ! De temps en temp, ça permet d’engager des conversations ! J’essaie de comprendre ce que dit Maru, mais c’est très dur !

Ensuite, on est rentrés manger au ryôkan (Lesline est rentrée dans la famille où elle habite). Pendant qu’une fille qui y travaille la cuisine, j’ai fait le tour du ryôkan avec Maru, et il a joué de la guitare. Il a un groupe en Slovaquie, et c’est vrai qu’il joue très bien ! Il fait surtout des impros en arpège, c’est très beau !

Après le déjeuner (pour une fois y’avait pas trop à manger !), Maru s’est absenté ¼ d’heure, pendant lequel j’ai discuté avec les deux Japonais qui travaillent avec lui. On a parlé à moitié Japonais, à moitié Anglais. Ils m’ont parlé d’un documentaire qu’ils avaient vu la veille sur un village de la Provence française où ils cultivent des melons, mais j’ai pas compris ce que les melons avaient de spécial :P

Maru m’a proposé d’aller se balader. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi beau. Malheureusement je n’avais pas mon appareil photo, et n’ayant pas une âme d’écrivain, je ne suis pas sûre de réussir à rendre par écrit ce que j’ai vu.

Nous sommes allés marcher au bord d’une rivière. Une rivière d’eau claire et peu profonde. Par-ci, par-là, des poissons. La rivière etait bordée de rochers, qui de temps en temps formaient des petites mares. Nous avons enleve nos chaussures pour traverser la rivière et atteindre d’autres rochers brulants. Maru m'a dit que pendant l’été, il était venu plusieurs fois se baigner avec un ami. C’est vrai que l’eau etait bonne. Nous avons croise des Japonais qui piquent-niquaient, et qui sautaient dans l’eau depuis de hauts rochers. Marcel m’a emmene dans un endroit un peu reclu, on ne pouvait pas aller plus loin. Depuis les rochers les plus hauts coulait une cascade bruyante. Elle tombait dans une petite mare, dont l’eau s’écoulait aussi par une cascade, plus petite, dans une autre mare. On s’est tous les deux assis sur des rochers et on a contemplé le paysage. J’ai mis mon pied dans l’eau qui tombait de la petite cascade et pendant quelques secondes j’ai eu l’impression de ne faire qu’un avec elle. L’endroit était magnifique, magique, paradisiaque.

Nous sommes rentrés à pied à la ferme, c’est surtout Maru qui parle, moi je suis pas très bavarde. Il se plaint beaucoup de son travail au ryokan et du fait qu’on lui a mentit etc.

Le soir, j’ai encore aidé Keishin à faire le diner. On a mangé tous les deux. Il a adoré le foie gras que j’avais apporté. Il en avait déjà entendu parler mais n’en avait jamais mangé. Il m’a même dit qu’il allait le mettre dans un endroit secret pour être le seul à en manger, mais après il a dit « it’s joke » :P Pendant le diner j’ai eu ma deuxième « leçon de japonais ».

La soiree fera l'objet d'un autre article :)

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